Marion Pedenon • Chez les habitants • Strasbourg

Boîte à souvenir, 2012 © Marion Pedenon
Boîte à souvenir, 2012 © Marion Pedenon

« Les boîtes à souvenirs »

15 heures avec 10 personnes âgées et 10 enfants (Strasbourg, 67)

Une boîte à chaussures était rangée derrière l’armoire de la chambre de ma grand-mère. Des anciens francs. Un bouchon de champagne. Un morceau de tissu. Une plume d’oiseau. Mon projet a commencé là pour la Semaine Bleue*.

Je voulais 10 rencontres, 20 boîtes et plein de souvenirs…
Nombreux sont ceux qui m’ont aidés à trouver ces personnes de 7 ans à 82 ans. Franck, un instit, Anne-Catherine de la maison de retraite St Joseph, Roselyne de La Maison des Aînés, Mélanie avec son répertoire. Et le bouche à oreille…

Des rencontres le mercredi à l’heure du goûter. Un plaisir simple de se souvenir autour d’un jus de fruits et de Bredele. La Semaine Bleue s’est transformée en deux mois bleus. Mais, à la fin, le projet était dans la boîte.

* Définition de la Semaine Bleue (source : Wiki)
Ne pas faire l’amalgame avec la météo. Ce sont 7 jours annuels pendant lesquels se réunissent plusieurs générations autour de différentes activités. Cibler les échanges, sans allure de kermesse, pour permettre des rencontres simples et créatives afin de sensibiliser l’opinion sur la contribution des retraités à la vie économique, sociale et culturelle. Créer des liens entre les générations pour prendre conscience de la place de chacun dans notre société et découvrir par sérendipité que la Semaine Bleue est un véritable moment de richesse et de partage.

Marion Pedenon.

Dans le cadre de la Semaine Bleue. Soutenu par la ville de Strasbourg Eurométropole.

Marion Pedenon est née aux Lilas en 1985. Elle vit et travaille à Strasbourg.

Naohiro Ninomiya • École élémentaire • Strasbourg

Au fil de l'eau, 2012 © Nahorio Ninomiya
Au fil de l’eau, 2012 © Nahorio Ninomiya

 

« Au fil de l’eau »

15 heures avec 48 enfants de CE2 et CM1-CM2 de l’école élémentaire bilingue Sainte-Madelaine (Strasbourg, 67)

Ma démarche de création photographique est submergée par la vie quotidienne. Je note ce que je vois, ce que je découvre et ce que je sens. Cet acte demande de la zénitude. Un instant après (mais parfois quelques minutes ou quelques années après), le poème commence à émerger de ce sol fertile. C’est une activité très différente de la photographie commerciale ou du graphisme. Parce que je ne cible rien. Mon cœur est un avion qui ne sait pas où aller. Heureusement il y a qu’un passager dans mon avion. C’est moi. Mais une fois que cet avion se décolle vers le ciel, je sais où je dois aller. Le résultat parfois me donne envie de dire « Bravo ! » et parfois « Bof ». Je ne cherche pas la beauté qui plait à tous le monde, je cherche le reflet de moi même, aujourd’hui. Quand la création plaît à tous les publics, elle peut devenir kitsch… pas toujours, mais souvent. Moi, je veux continuer à proposer une création personnelle. Je questionne le rapport entre le support et la photographie. Je pense qu’il y a un amalgame entre « photographie » et « image ». Pour moi, la photographie est une image qui nécessite un support tangible comme le papier ou l’écran. Car la photographie est une sorte d’objet. Quand on a trouvé le meilleur rapport entre ces deux choses, la force de la photographie apparaît.

Les enfants photographient leur rue. Les images sont ensuite développées à Stimultania, transformé pour l’occasion en une immense chambre noire. Les bacs sont alignés et le révélateur coule sur le papier sensible comme une cascade.

Naohiro Ninomiya.

Dans le cadre d’un projet Acmisa. Soutenu par la DRAC Alsace et le Rectorat de l’académie de Strasbourg.

Naohiro Ninomiya est né en 1969 à Nagoya, au Japon. Il vit et travaille à Strasbourg.