Marion Pedenon et Mélanie Vialaneix • Lycée • Obernai

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Projet de film d’animation en Stop Motion au lycée agricole d’Obernai avec un groupe de Première et de Terminale option info-media © Les élèves avec Marion Pedenon et Mélanie Vialaneix

Les mardis du 24 novembre 2015 au 23 mars 2016,

« Présentation du travail personnel des deux artistes-intervenantes, explication de la technique du Stop Motion, échanges autour du projet, recherches d’idées…

Écriture du synopsis. Les élèves se répartissent les différentes phases du récit ainsi que les personnages. Ils inventent la personnalité de chaque personnage : homme/femme, jeune/âgé, son style, une attitude ou un comportement…

Synopsis : Un bus circule dans la campagne. Des interactions se nouent entre les passagers et le chauffeur. L’ambiance est plutôt à l’irritation entre les différents personnages. Le bus est détourné jusqu’à un arrêt imprévu…

Conception du story-board. Les élèves se répartissent les différentes scènes. La schématisation permet de réfléchir au cadrage, au point de vue. Ce sont déjà les premières décisions qui auront un impact sur le tournage. Les esquisses sont complétées par des indications de tournage (échelle du plan, point de vue), des éléments de décors ou des accessoires qui tiennent une place importante. Enfin, c’est l’occasion de rédiger les dialogues.

La fabrication des décors commence. Après avoir effectué des recherches sur Internet sur les styles de bus, des styles vestimentaires pour constituer une base documentaire, la construction est lancée. Sièges de bus (structure et tissus), bus, personnages avec leur costume, décors… C’est un travail minutieux qui demande de la précision. La mise à l’échelle de chaque accessoire, des décors, des costumes et des personnages est importante pour donner une cohérence à l’ensemble du film.

La recherche des tissus demande des références par rapport au bus et aux différents styles attribués aux personnages. Cela demande aussi de l’imagination pour à la fois avoir une idée du décors fini et pour voir ce que l’on peut en obtenir en le transformant.

Les personnages commencent à prendre vie. Sous les doigts des élèves, pâte à modeler et argile s’allient afin de créer des visages… Le modelage dans le détail, la peinture, permettent de donner des expressions aux visage … et même au museau !

Puis c’est au tour des corps d’être fabriqués. Sur les conseils de Marion et Mélanie, nous utilisons du fil électrique, malléable et peu coûteux, pour faire la silhouette. Puis la glaise vient dessiner les muscles, et limite les mouvements aux articulations. Puis, pour étoffer le buste, rien de tel que du coton enveloppé dans du ruban adhésif !

Les corps ont permis d’échelonner les sièges et de vérifier les rapports de taille. Tous se sont répartis les tâches : modelage, couture, design…

Chercher les bonnes couleurs pour la peau, mais aussi les yeux en pensant à les harmoniser avec la couleur des cheveux, des sourcils, imaginer le maquillage. La pâte à modeler n’a pas uniquement servi aux personnages. Elle a également permis de créer des objets.

Les choses ont suffisamment avancé pour que l’installation du plateau et que le tournage commencent. On travaille l’expression du visage avec le contour des yeux et les sourcils. Puis on installe tout le monde dans le bus.

Il ne reste plus qu’à régler les aspects techniques des prises de vue.
Le logiciel permet de piloter l’appareil photo. Lorsque l’image nous semble bonne, les personnages bien placés, on prend la photo directement depuis l’ordinateur.
Le film est réalisé à 12 images par seconde, donc 12 photos à prendre pour réaliser une seconde de film. Durant le tournage les opérations de bricolage continuent. Il y a encore une route et une plage à créer. La mousse expansive est utile pour donner du volume sans peser trop lourd. Il faudra encore la travailler une fois sèche, puis la peindre. La plage prend forme, du sable a été collé dessus par soucis de réalisme.

La mise en lumière, l’installation du décors pour donner l’illusion d’un paysage au travers des fenêtres du bus, sont des étapes délicates. Il faut veiller à beaucoup de choses et s’assurer de la cohérence d’un plan à l’autre. Qu’il n’y ait pas eu de mouvements intempestifs du décors ou des personnages et que l’harmonie de la lumière demeure.

Personnages et décors sont positionnés face à l’appareil photo. Le cadrage est soigneusement défini pour donner le meilleur rendu. Les personnages sont déplacés au millimètre près et rien d’autre ne doit bouger. Surtout pas l’appareil photo. Il serait vraiment trop difficile de retrouver exactement le même cadrage. Et remettre exactement à la même place des éléments qui auraient bougé sans qu’on le veuille serait aussi une grande perte de temps. Ce qui signifierait qu’il faudrait recommencer à tourner la scène.

Une fois le tournage terminé, il faut passer au montage. Associer les photos pour en faire des séquences vidéo et les mettre dans l’ordre du récit. Ensuite il faut ajouter le son, caler les bruitages, les voix. Étalonner les séquences. Choisir un titre, faire un générique. Voilà un beau projet qui prend fin… »

 

Marion Pedenon et Mélanie Vialaneix

45 HEURES D’INTERVENTION DE NOVEMBRE 2015 À MARS 2016 AUPRÈS DE 23 PREMIÈRES ET TERMINALES AU LYCÉE AGRICOLE D’OBERNAI. ENSEIGNANT : LAURENT BAZIRE
SOUTENU PAR LA DRAC ALSACE CHAMPAGNE-ARDENNE LORRAINE, LE MINISTèRE DE L’AGRICULTURE (POUR LA DIRECTION RÉGIONALE DE L’ALIMENTATION, DE L’AGRICULTURE ET DE LA FORÊT ALSACE), LA RÉGION ALSACE CHAMPAGNE-ARDENNE LORRAINE, LE LYCÉE AGRICOLE D’OBERNAI ET L’ACLS (ASSOCIATION DES ÉLèVES). Dans le cadre du Mois de l’autre 2016.
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Projet de film d’animation en Stop Motion au lycée agricole d’Obernai avec un groupe de Première et de Terminale option info-media © Les élèves avec Marion Pedenon et Mélanie Vialaneix
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Projet de film d’animation en Stop Motion au lycée agricole d’Obernai avec un groupe de Première et de Terminale option info-media © Les élèves avec Marion Pedenon et Mélanie Vialaneix
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Projet de film d’animation en Stop Motion au lycée agricole d’Obernai avec un groupe de Première et de Terminale option info-media © Les élèves avec Marion Pedenon et Mélanie Vialaneix

Muriel Joya • Lycée • Givors • épisode 3

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© Muriel Joya

Lundi 21 et mardi 22 mars,

« Poème 2

LE SABLIER COMPTE-FILS

La rose le cœur dans un champ

De fleurs de givre

La lampe qui boit la lumière

L’autre jour celui-ci

Le fond d’un verre

De belles variétés de jour

Cultivent ce monde durable.

Paul Éluard, Les mains libres

Quand les vers avaient l’air simple, il fallait dépasser un sens premier trop évident, comme dans « La rose le cœur dans un champ ». On ne représentera pas une rose dans un champ ! Ce pas de côté a posé problème à certains. L’auteur dit une chose mais on doit en comprendre une autre. Cependant quand ce mécanisme commence à fonctionner c’est là que le projet devient magique ! J’avais choisi de les contraindre à faire apparaître chaque vers dans leurs images pour pleins de raisons. Mais dans ce genre de cas ça sauve tout car ils comprennent immédiatement qu’il y a peu d’intérêt à écrire et représenter dans le même cadre exactement la même chose.

Il y a donc débat, les propositions émergent, les idées se précisent. « la rose le cœur dans un champ » d’après eux serait en fait une âme blessée qui traverse la vie quotidienne sans qu’on remarque sa peine, « comme un enfant perdue au milieu d’une foule » dit l’une, « ou une personne différente que personne ne remarque » ajoute l’autre…

« Cultivent ce monde durable. » parlera de l’écologie et « La lampe qui boit la lumière », on ne sait pas encore ? Mais ce qui est certain c’est que ça a été un mystère cette lampe. « Boire ça va, on comprend, mais boire la lumière ? Ça veut dire quoi ? ». Jusqu’au moment où on se rappelle que certains organismes « consomment de la lumière », les plantes par exemple.

Je devrais enregistrer toutes ces conversations, pour me rappeler de leurs mots et de leur manière de raisonner. »

Muriel Joya

20 heures d’intervention de mars à mai 2016 auprès de 34 secondes générales du lycée Aragon à Givors. Enseignante porteuse du projet : Sophie Lefebvre
Dans le cadre du dispositif Eurêka soutenu par la région Rhône-Alpes.
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© Muriel Joya
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© Muriel Joya

Muriel Joya • Lycée • Givors • épisode 2

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© Muriel Joya

Lundi 14 et mardi 15 mars,

« Poème 1

OBJETS

Dans cette chambre que j’habite

J’assemble tous les paysages

J’entre au bois diamant

Le ciel est un aveu.

Paul Éluard, Les mains libres

Après avoir mené une première analyse autour des poèmes attribués à chacun, nous commençons à chercher ce qu’on peut en raconter à travers nos futures images et comment va-t-on mettre en scène le texte dans l’espace des photographies ?

Chacun avance à son rythme, certains fourmillent d’idées !

Dans un premier temps ils évoquent librement leurs envies, mais pour certains il faudrait les studios d’Hollywood pour y arriver : des ciels d’orages avec un nuage comme-ci et un autre comme-ça et un rayon de lumière qui passe ici, pouvoir maîtriser le vent, avoir des navires de guerre chinois anciens, un avion qui écrit une phrase dans le ciel avec de la fumée… Je les laisse imaginer, on trouvera plus tard un truc pour chaque idée.

Nous sortons ensuite faire du repérage dans la cour pour chercher de la matière visuelle. Nous avons peu de choses sous la main : papier machine, craie, ciseau, colle et ce qui nous environne, bâtiment, arbres, sol, mobilier urbain. Il faudra donc être créatif. Je leur demande de faire quelques images prises avec leurs téléphones qui serviront de maquettes : premiers essais avec les moyens du bord, découvertes d’espaces propices… Ça commence à prendre forme. »

Muriel Joya

20 heures d’intervention de mars à mai 2016 auprès de 34 secondes générales du lycée Aragon à Givors. Enseignante porteuse du projet : Sophie Lefebvre
Dans le cadre du dispositif Eurêka soutenu par la région Rhône-Alpes.

 

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Repérages © Muriel Joya
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Repérages © Muriel Joya

Mélania Avanzato • Lycée • Lyon • épisode 4

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© Mélania Avanzato

Lundi 14 Mars 14 h – 17 h et vendredi 18 Mars 14 h – 17 h,
“Deux après-midi consacrées à la mise en page,  partie technique, informations précises, recherches de forme, proposition de couvertures, choix au vote pour la couverture finale, le tout alterné de sorties en mini groupes de deux ou trois pour que je puisse faire leurs portraits en extérieur (ces moments, même courts, nous permettent de discuter de personne à personne, c’est très important pour moi de s’extraire du groupe un court moment, je découvre des personnalités attachantes et curieuses le plus souvent)
En fin de cours la maquette est quasi terminée, Monsieur Grenier  est très impliqué dans cette partie du projet, il aura un peu de travail pour finaliser, ils doivent s’en occuper dans son prochain cours.”

Mélania Avanzato

20 heures d’intervention en mars 2016 auprès de 21 premières bacpro imprimerie-graphisme en SEPR à Lyon. Enseignants porteurs du projet : Pascale Vic, Aurélien Grenier
Dans le cadre du dispositif Eurêka soutenu par la région Rhône-Alpes.
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© Mélania Avanzato
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© Mélania Avanzato

 

Muriel Joya • Lycée • Givors • épisode 1

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© Muriel Joya

Mardi 8 mars

« Première rencontre.

Ils sont nombreux, 33 élèves ça fait du monde !

Pour bien démarrer il faut apprendre à se connaître et planter le décor.

J’ai envie qu’on baigne tout de suite dans une ambiance littéraire.

J’arrive donc avec plusieurs livres et je vais leur parler de quelques-uns de mes projet pour commencer. Je choisis de leur présenter une sélection de travaux liés à une ou plusieurs références littéraires.

Le courant passe bien…

Je leur propose ensuite une mise en condition, mener une expérience qui s’intitule Songer à tous les lieux du monde (extrait de Roger-Pol Droit, 101 expériences de philosophie quotidienne).

Ils jouent le jeu ! J’aimerais tellement voir dans leur tête…

Nous lançons ensuite le projet.

1/ logistique : former des binômes, attribuer à chaque équipe une paire de vers issus de poèmes du recueil Les mains libres de Paul Éluard et Man Ray.

Moi : vous en pensez quoi de ces poèmes ?

Eux : C’est bizarre quand même…

L’un d’eux précise : y’a pas de rimes.

Ça a l’air de les intriguer.

2/ explication et première étape de travail.

Je leur propose de concevoir une image liée à chacun des vers des poèmes choisis.

Chaque image nous proposera leur éclairage sur ce fragment de poème avec la contrainte de faire apparaître le vers en question à l’intérieur de l’image. Cela demande de la recherche sur le fond = qu’est ce qu’on va raconter, et ensuite viendra la question de la représentation = comment je construis mon image.

Je leur propose une méthode pour faire sortir des idées. Il faut du matériel pour démarrer la construction. Alors on décortique les mots un par un, puis on regarde les associations d’idées… Et on fait des listes : de ce que ça évoque, des formes, des matières, des sensations, des images, des souvenirs… On commence en quelque sorte par un atelier d’écriture ! »

Muriel Joya

20 heures d’intervention de mars à mai 2016 auprès de 34 secondes générales du lycée Aragon à Givors. Enseignante porteuse du projet : Sophie Lefebvre
Dans le cadre du dispositif Eurêka soutenu par la région Rhône-Alpes.

 

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© Muriel Joya