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Vendredi 9 octobre 2016, la rencontre

“Givors. Il fait beau, il fait chaud. Cinq artistes photographes, plasticiens, de Lyon, Arles, Valence, Saint Etienne se retrouvent chez Stimultania pour une journée de rencontres et de découverte de la ville. Benoit Grimalt, Benedetto Bufalino, Emmanuel Sapet, Alexandra Caunes et Julio Bescos interviennent auprès de lycées, d’écoles et d’associations sur l’année scolaire 2015-2016.

Rdv à 9 heure dans les bureaux de Stimultania, autour du merveilleux café du bar portuguais d’en face, pour un premier contact. Tout le monde a répondu présent, c’est une chance. Présentation, débriefing, plan de bataille.

Le groupe rejoint Félicie, d’origine italienne, givordine depuis 40 ans. Le centre ville, le marché, l’ancien appartement au Vieux Givors qui a disparu aujourd’hui, les petites ruelles jamais empruntées, la montée au château qui surplombe la ville, la Cité des Étoiles qui se déverse sur la colline.
Puis l’heure du repas. Bichonnée comme il se doit, la troupe se retrouve autour d’un énorme et goûteux plat de morue « la meilleure de Givors » nous a-t-on dit, celle du vendredi au Café du Port près de la piscine. En fait de port, nous sommes près de l’autoroute et des usines Total. Parce que c’est ça aussi, Givors.

Lucette nous a rejoint. Ancienne infirmière des verreries, fermées en 2003, elle prend la suite de la visite guidée. Direction l’unique vestige de l’activité ouvrière : la cheminée qui se dresse aujourd’hui au milieu d’un immense terrain vague, où la nature a repris ses droits. Ensuite direction les Vernes, la « zone » de Givors, ce fameux quartier qui a poussé dans toutes les villes, trimballant son lot de clichés : en lisière de la ville, les tours et barres d’immeubles, les difficultés sociales, la mixité. Lucette vit aux Vernes depuis 20 ans, elle nous fait parcourir ce qu’elle appelle les « chemins des hommes », petits sentiers de traverse créés par l’accumulation de pas. Un petit ruisseau, le mornantais, file vers les collines. Pour terminer : un passage à la grande mosquée de Givors, construite il y a moins de deux ans par les pratiquants, deuxième plus grand lieu de culte après la mosquée de Lyon.

La journée se termine vers 17 h. Une journée bien remplie, d’images, d’odeurs, de sons et de réflexions. A présent, à chacun d’appréhender son projet, son public, son espace et peut-être créer une synergie commune, un élan.

Rendez-vous au mois de mai pour une restitution collective.”

Matilde Brugni

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