Sébastien Moullier • EHPAD • Strasbourg • épisode 1

« Et nos rêves » Off, novembre 2016 © Sébastien Moullier
« Et nos rêves » Off, novembre 2016 © Sébastien Moullier

Jeudi 24 novembre 2016,

« Il y a un an, à quelques jours près, j’entamais la réalisation du projet « Et nos souvenirs » à l’EHPAD ABRAPA Neudorf, un partage des souvenirs de douze résidents de l’établissement sous forme de portraits et restitutions d’entretiens.

Aujourd’hui, une fois de plus soutenu par la Ville de Strasbourg et par Stimultania dans le cadre de la Semaine Bleue, je débute la réalisation de ce qui pourrait être considéré comme une suite : « Et nos rêves ». C’est une invitation pour les résidents à évoquer leurs rêves d’enfants et d’une certaine manière, à se reconnecter avec les enfants qu’ils ont été.

Pour ce nouveau projet, j’ai préféré réaliser les portraits dans les chambres de résidents, cet espace qu’ils habitent, qu’ils s’approprient et accepter cet espace tel qu’il est, malgré les contraintes que cela représente. Des enfants interviennent dans ce projet, mais pour l’instant, je n’en dirai pas plus, préférant laisser votre imaginaire libre.

J’ai débuté « Et nos rêves » avec un résident qui m’est très cher : M. François Bur. J’ai rencontré François il y a quelques mois lors de la restitution publique d’« Et nos souvenirs » à la maison de retraite dans sa forme vidéo avec voix off. En réalité, dire que je l’ai rencontré n’est pas tout à fait juste, c’est plutôt lui qui est venu à ma rencontre. François, dans son fauteuil roulant, s’est approché de moi à la fin de la projection et m’a regardé tout en me prenant la main. Je doute de pouvoir oublier un jour ce que j’ai ressenti à ce moment. François a été victime d’un AVC il y a quelques années et ne peut plus communiquer verbalement, mais des mots, à cet instant, auraient été totalement superflus. J’ai ressenti son émotion et sa reconnaissance et, en tant qu’artiste, ce doit être la plus belle gratification que l’on puisse recevoir.

Je suis retourné voir François et son accompagnante Monique Burger à plusieurs reprises afin d’apprendre à le connaître, comprendre son histoire et éventuellement réaliser un projet avec eux deux dans le futur. Ainsi, en mettant en place le projet « Et nos rêves », il m’importait qu’il y participe et même qu’il soit le premier résident à y participer. La communication silencieuse de François n’a en aucun cas été un frein lors de l’entretien que j’ai mené dans un premier temps seul, puis avec Monique. Je compte encore réaliser cinq entretiens pour finaliser ce projet. Cinq, parce que la logistique est complexe, mais vous le comprendrez par la suite.

À suivre. »

Sébastien Moullier

Dans le cadre de la Semaine Bleue 2016, Ville et Eurométropole de Strasbourg

« Et nos rêves » Off, novembre 2016 © Sébastien Moullier
« Et nos rêves » Off, novembre 2016 © Sébastien Moullier
« Et nos rêves » Off, novembre 2016 © Sébastien Moullier
« Et nos rêves » Off, novembre 2016 © Sébastien Moullier
« Et nos rêves » Off, novembre 2016 © Sébastien Moullier
« Et nos rêves » Off, novembre 2016 © Sébastien Moullier
« Et nos rêves » Off, novembre 2016 © Sébastien Moullier
« Et nos rêves » Off, novembre 2016 © Sébastien Moullier
« Et nos rêves » Off, novembre 2016 © Sébastien Moullier
« Et nos rêves » Off, novembre 2016 © Sébastien Moullier
« Et nos rêves » Off, novembre 2016 © Sébastien Moullier
« Et nos rêves » Off, novembre 2016 © Sébastien Moullier

 

Benoit de Carpentier • EREA • Chambéry • épisode 2

Mercredi 23 novembre 2016,

« C’est parti pour la fabrication des personnages et des  « costumes ».  Par où commencer et comment s’organiser ? Véronique et moi proposons de travailler par groupe de trois. Le premier sera photographié, le deuxième l’habillera, le troisième travaillera sur le fond.

Très vite l’organisation évolue, les jeunes se saisissent du projet, et une autre façon de travailler se met en place, assez naturelle, propre au groupe et aux qualités de chacun. Dans la tribu que nous formons pour quelques jours, Adèle sera la muse des coulisses : passionnée de maquillage, elle peint avec habilité et énergie masques et tatouages pour ses camarades. Sa mission devient une évidence et s’impose.

Léo et Liam, sont les forgerons. Inséparables ils travaillent à deux sur la fabrication de leurs tenues. Ils percent, coupent, lient, transforment, assemblent. Chacun trouve sa place, Véronique et moi aidons, conseillons, proposons.
Un espace pour  monter le dispositif de prises de vues est choisi. Les garçons m’aident à disposer le studio : fond, flashs, appareil de prises de vues.
La journée sera intense, compacte, studieuse. Une fois les costumes réalisés, on imagine  le fond, arrière-plan devant lequel le sujet s’installe. Fond sobre ou baroque ? Quel univers créer ?
À tour de rôle, les élèves se mettent en scène, puis sont photographiés, parés de leurs costumes et attributs, l’arrière-plan accordé au personnage créé.

On a dressé des petites couettes sur la tête de Pierre, dans lesquelles ont été placé des plumeaux de graminées. On photographie : les plumeaux ne ressortent pas. Tons sur tons avec le fond, ils disparaissent. Pourquoi ? Essayons avec une couleur sombre. On nappe l’arrière fond d’un drap noir : tout change. Un personnage singulier apparait, élégant, excentrique, étrange.
Quand Lindsay s’installe devant l’objectif  enveloppé de tulle rouge, c’est en premier la couleur qui irradie. Quelle est la complémentaire du rouge? On cherche les herbes vertes, on les suspend, on les dispose derrière elle. On recule et on apprécie le rouge sur le vert. Progressivement une sorte de tanière se créer. Mais Lindsay, c’est aussi une forte présence. Une guerrière ? Assurément. Un chef ? On n’est pas loin. Les herbes ne suffisent plus pour animer le repaire d’un tel être. Où sont les trophées, les butins ? On récupère les os, cranes, mâchoires, bois de cerfs et cornes pour les accumuler sur le fond. La prise de vue commence. La guerrière légèrement voutée se redresse, ses épaules s’élargissent, sa tête s’ajuste dans le prolongement de son axe, son regard est pénétrant. Soudainement, vous vous sentez regardé.
À tour de rôle, jusqu’au lendemain, passent treize guerriers, chefs, princesses, reines, shamans, femme des coulisses : Faresse, Burak, Léo, Liam, Pierre, Charline, Sherryl, Céline, Lise, Maria, Anaïs, Lindsay et Adèle.

Lindsay © les élèves avec Benoît de Carpentier, novembre 2016
Lindsay © les élèves avec Benoît de Carpentier, novembre 2016

Treize portraits proposant un inventaire d’êtres nouveaux, primitifs, poétiques, réels. »

Benoît de Carpentier

20 heures d’intervention en novembre 2016 avec 14 CAP couture, blanchisserie industrielle et restauration collective à l’Établissement Régional d’Enseignement Adapté Amélie Gex de Chambéry.

Avec : Véronique Letellier, professeur spécialisée.
Soutenu par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes et la région Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre du dispositif Eurêka Club Culture.

Charline © les élèves avec Benoît de Carpentier, novembre 2016
Charline © les élèves avec Benoît de Carpentier, novembre 2016
Léo © les élèves avec Benoît de Carpentier, novembre 2016
Léo © les élèves avec Benoît de Carpentier, novembre 2016
Pierre © les élèves avec Benoît de Carpentier, novembre 2016
Pierre © les élèves avec Benoît de Carpentier, novembre 2016

Benoit de Carpentier • EREA • Chambéry • épisode 1

© Benoît de Carpentier

Mercredi 16 novembre 2016,

« Arrivé en terre inconnue. Le premier jour, pas de photos. On se présente mutuellement, on apprend à se connaitre. Mon univers, le leur. On visite  ensemble l’établissement et les différents ateliers : couture, blanchisserie, restauration.
Présentation de mon travail photographique et projection de photos.
Très vite nous sommes dans le vif du sujet.

Pierre:
«- Et le chien que nous avons vu sur la première image avec les enfants en lisière de forêt,  est-il encore en vie ?
– Non, il est mort, quatre ans après la prise de la photo.» Silence.
Voici quelques minutes que nous regardons des images fixes, et entre nous, nous avons déjà voyagé, raconté, parlé de photographie.

Déchargement de la voiture. Tout le monde aide généreusement. Au sol, la salle se remplit rapidement d’un joyeux chaos et les jeunes découvrent progressivement le contenu du chargement. On ouvre les sacs, on s’étonne, on est surpris, on s’esclaffe. On touche les matières avec attirance ou rejet. On rit.

La première consigne est de disposer et de trier : les os et crânes sur les étagères, les végétaux au sol, les tissus dans un coin, les armes ensemble. La récolte de Véronique, leur enseignante, est complémentaire : surtout les colliers de coquillages qui rejoignent les étagères, pressentant  une possibilité de se parer.

La salle se transforme, s’habille de  matières diffusant dans l’espace une odeur d’étrangeté.
On dirait que le dehors se retrouve dedans. »

Benoît de Carpentier

20 heures d’intervention en novembre 2016 avec 14 CAP couture, blanchisserie industrielle et restauration collective à l’Établissement Régional d’Enseignement Adapté Amélie Gex de Chambéry.

Avec : Véronique Letellier, professeur spécialisée.
Soutenu par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes et la région Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre du dispositif Eurêka Club Culture.

Making off de la résidence deBenoît de Carpentier avec les élèves de l’EREA Amélie Gex, Chambéry 2016
Making off, résidence de Benoît de Carpentier © les élèves de l’EREA Amélie Gex, Chambéry 2016
Making off de la résidence deBenoît de Carpentier avec les élèves de l’EREA Amélie Gex, Chambéry 2016 © Stimultania
Making off, résidence de Benoît de Carpentier © les élèves de l’EREA Amélie Gex, Chambéry 2016
Making off de la résidence deBenoît de Carpentier avec les élèves de l’EREA Amélie Gex, Chambéry 2016 © Stimultania
Making off, résidence de Benoît de Carpentier © les élèves de l’EREA Amélie Gex, Chambéry 2016

Benoit de Carpentier • EREA • Chambéry • épisode 0

Making off de la résidence deBenoît de Carpentier avec les élèves de l’EREA Amélie Gex, Chambéry 2016
Making off, résidence de Benoît de Carpentier © élèves de l’EREA Amélie Gex, Chambéry 2016

Mercredi 2 novembre 2016,

« La préparation : La collecte »

« Les semaines qui précèdent l’intervention sont le temps de la collecte des matières végétales et animales, objets, tissus nécessaires à la pratique et à la réalisation de l’intervention.
C’est un temps que j’apprécie car il requiert de canaliser l’attention pour reconnaitre et puiser dans le réel les potentialités des dites matières par rapport au sujet de l’intervention. L’œil est alors aux aguets, bat la campagne, balaye, sélectionne. Temps privilégié où le regard  fouille l’environnement, l’élémentaire, le primitif.  Se retrouver au bord du ruisseau, s’accroupir, couper les joncs. Lier les fagots, puis les mettre sur le dos. Réaliser soudainement que ces gestes sont vieux comme le monde et réactivent comme une ancienne mémoire corporelle : primitive.
Chez soi, regarder son environnement avec un œil nouveau et observer les objets s’inviter pour servir le projet. S’immerger dans les photographies d’Edward Curtis. Croiser les regards des chefs, guerriers, shamans, et la vie primitive, au quotidien.
Les valise et sacs s’accumulent. Tissus, végétaux, mais aussi peaux d’animaux, crânes, mâchoires, dents, bois de cerfs, cornes, plumes, massues…Le chargement prend un certain temps, histoire de comprendre comment faire entrer le tout dans la voiture. »

Benoît de Carpentier

20 heures d’intervention en novembre 2016 avec 14 CAP couture, blanchisserie industrielle et restauration collective à l’Établissement Régional d’Enseignement Adapté Amélie Gex de Chambéry. Avec : Véronique Letellier, professeur spécialisée.
Soutenu par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes et la région Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre du dispositif Eurêka Club Culture.

 

Guillaume Chauvin • Strabourg / Plzen • épisode 0

Ce nouveau projet européen prend la forme d’un workshop entre Plzen (CZ) et Strasbourg (FR). Il se destine à douze étudiants du département de photographie – dirigé par Vojtech Aubrecht – de la Faculté des arts et du design Ladislav Sutnar à Plzeň, confrontés à autant d’auteurs et volontaires français. Ce workshop s’inscrit notamment dans le cadre de la Présidence de la République tchèque au Conseil de l’Europe et donnera lieu à la publication d’un ouvrage bilingue conçu par le graphiste Martin Busek et à une exposition consacrée en mai 2017 (à Plzeň, Prague, Strasbourg et Paris).

« Au mois d’octobre 2016, des auteurs français sollicités par Guillaume Chauvin produisirent des instructions que ce dernier alla remettre aux étudiants tchèques une fois celles-ci traduites. Chacun d’entre eux en tira six au sort, qu’il ou elle eut ensuite à réaliser, coûte que coûte ! » Français et Tchèques collaborent sans se connaître ni se voir, par l’intermédiaire de ces seules instructions produites par les premiers à l’intention des seconds. Autant de connexions concrètes et sensibles entre nos deux cultures, que de clins d’œils photographiques aux dérives situationnistes dont le mouvement fête son « anniversaire » en novembre 2016. Une introduction à ce travail participatif et évolutif, dont chaque pierre change de forme et se pose en direct. Une mise en abîme visuelle et néanmoins apréhendable par tout un chacun. Permettant à tous de découvrir et ré-inventer son monde.

Une exposition est prévue à la galerie Ladislav Sutnar du 31 mai au 24 juin 2017.
Un projet porté par Stimultania, pôle de photographie

Un projet soutenu par l’Institut Français, la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg, la Région Alsace – Champagne Ardenne – Lorraine, la Faculté du design et des arts Ladislav Sutnar à Plzeň, la galerie Ladislav Sutnar, Tereza Svášková – DEPO 2015
 
Avec le concours de l’Alliance française de Plzeň, l’Institut français de Prague, le Centre tchèque de Paris, A.E.D.E.C, Radio Prague, le département de langue tchèque de l’Université de Strasbourg, le fonds photographie de la Médiathèque André Malraux

 

Va là où tu rêverais de prendre une photo. Juste avant d’y partir, tu t’arranges pour oublier ton appareil photo. Une fois sur place remplis bien tes yeux avec tout ce que tu vois de ce lieu auparavant si convoité. Mets dans tes yeux tout ce que tu aurais mis dans ton appareil. Une fois rentré(e) chez toi ra ppelle toi de la scène qui impressionna le plus tes yeux. Décris-la précisément à un autre photographe qui se rendra là bas pour réaliser à ta place cette image et te l’offrir ensuite. Merci aux deux.
Va là où tu rêverais de prendre une photo. Juste avant d’y partir, tu t’arranges pour oublier ton appareil photo. Une fois sur place remplis bien tes yeux avec tout ce que tu vois de ce lieu auparavant si convoité. Mets dans tes yeux tout ce que tu aurais mis dans ton appareil. Une fois rentré(e) chez toi ra ppelle toi de la scène qui impressionna le plus tes yeux. Décris-la précisément à un autre photographe qui se rendra là bas pour réaliser à ta place cette image et te l’offrir ensuite. Merci aux deux. 36 © Katerina Dvorakova, 2016
Installe-toi à ton bureau. Imagine ce qu’un français de 31 ans aurait pu te donner comme instructions pour réaliser une photo particulière. Écris-les. Suis-les. Merci.
Installe-toi à ton bureau. Imagine ce qu’un français de 31 ans aurait pu te donner comme instructions pour réaliser une photo particulière. Écris-les. Suis-les. Merci. 63 © Martina Havlov
Sors de chez toi en pleine nuit. Entre deux et quatre heures du matin. Repère le sens du vent et marche contre lui. Toujours tout droit, contre le vent. Dès que tu te sens en insécurité, prends une photo et tu rentres chez toi en courant. Merci.
Sors de chez toi en pleine nuit. Entre deux et quatre heures du matin. Repère le sens du vent et marche contre lui. Toujours tout droit, contre le vent. Dès que tu te sens en insécurité, prends une photo et tu rentres chez toi en courant. Merci. 68 © Katerina Dvorakova
Assieds-toi à une table, prends un stylo et une feuille. Pense à un lieu situé à une bonne vingtaine de minutes de marche de chez toi (la gare, l’école, le supermarché). De tête écris précisément le chemin à prendre pour t’y rendre, mais simplement avec des indications comme : première à gauche puis troisième à droite, encore deuxième à droite puis huitième à gauche... Descends de la rue avec ton bout de papier. Suis scrupuleusement les indications et prends en photo le bâtiment devant lequel elles te mènent. Si c’est le bon, chapeau ! Merci.
Assieds-toi à une table, prends un stylo et une feuille. Pense à un lieu situé à une bonne vingtaine de minutes de marche de chez toi (la gare, l’école, le supermarché). De tête écris précisément le chemin à prendre pour t’y rendre, mais simplement avec des indications comme : première à gauche puis troisième à droite, encore deuxième à droite puis huitième à gauche… Descends de la rue avec ton bout de papier. Suis scrupuleusement les indications et prends en photo le bâtiment devant lequel elles te mènent. Si c’est le bon, chapeau ! Merci. 71 © Martina Havlov
Tu es dans ta chambre. Tu mets la musique tellement fort que quelqu'un, parent, coloc, ami, entre pour te dire de baisser le son. C'est ce visage à ce moment que tu devras photographier. Merci.
Tu es dans ta chambre. Tu mets la musique tellement fort que quelqu’un, parent, coloc, ami, entre pour te dire de baisser le son. C’est ce visage à ce moment que tu devras photographier. Merci. 77 © Jana Cerna
Demande l'autorisation pour photographier la plus grande piscine de Plzen avec un temps de pose très long. Pour que tous les baigneurs se confondent avec l'eau. Semblent y fondre. Merci.
Demande l’autorisation pour photographier la plus grande piscine de Plzen avec un temps de pose très long. Pour que tous les baigneurs se confondent avec l’eau. Semblent y fondre. Merci. 79 © Jana Cerna