Collectif Topotrope • École primaire • Givors • épisode 4

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Séances  du 26 janvier au 1 mars auprès des classes de GS, CP et CM

École élémentaire Louise Michel, quartier Les Vernes à Givors. Nous avons accès à une salle plutôt confortable qui nous est dédié durant le temps d’intervention. L’idéal de ne pas déplacer le matériel que nous utilisons pour travailler. Lampes, pieds, structure porteuse de fond… Il y a de l’espace pour le travail d’expérimentation autour du paysage et les groupes peuvent se déplacer dans la salle et s’improviser un lieu de recherche avant de proposer des éléments combinés pour la nouvelle scène en préparation. Nous procédons aux prises de vues. Nous essayons de nouvelles propositions avec chacun, nous essayons de trouver la composition qui dise plus loin que ce qui est en train d’être vu, les
éléments, les personnages qui composent et structurent à la fois la photographie. »

Collectif Topotrope

En résidence d’intervention à Givors, de janvier à mai 2016, auprès des écoles et associations. Dans le cadre des actions de la Mostra, soutenu par la ville de Givors et la DRAC Rhône-Alpes.
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Séances auprès des CM, école Louise Michel, février 2016 © Topotrope
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Séances auprès des CM, école Louise Michel, février 2016 © Topotrope
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Séances auprès des CM, école Louise Michel, février 2016 © Topotrope
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Séances auprès des CM, école Louise Michel, février 2016 © Topotrope
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Séances auprès des CM, école Louise Michel, février 2016 © Topotrope
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Séances auprès des CP, école Louise Michel, février 2016 © Topotrope
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Séances auprès des CP, école Louise Michel, février 2016 © Topotrope
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Séances auprès des CP, école Louise Michel, février 2016 © Topotrope
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Séances auprès des CP, école Louise Michel, février 2016 © Topotrope
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Séances auprès des CP, école Louise Michel, février 2016 © Topotrope
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Séances auprès des GS, école Louise Michel, février 2016 © Topotrope
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Séances auprès des GS, école Louise Michel, février 2016 © Topotrope
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Séances auprès des GS, école Louise Michel, février 2016 © Topotrope
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Séances auprès des GS, école Louise Michel, février 2016 © Topotrope
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Séances auprès des GS, école Louise Michel, février 2016 © Topotrope

#résidences • lycées • écoles • givors • ÉPISODE 0

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© Benoît Grimalt

Vendredi 9 octobre 2016, la rencontre

“Givors. Il fait beau, il fait chaud. Cinq artistes photographes, plasticiens, de Lyon, Arles, Valence, Saint Etienne se retrouvent chez Stimultania pour une journée de rencontres et de découverte de la ville. Benoit Grimalt, Benedetto Bufalino, Emmanuel Sapet, Alexandra Caunes et Julio Bescos interviennent auprès de lycées, d’écoles et d’associations sur l’année scolaire 2015-2016.

Rdv à 9 heure dans les bureaux de Stimultania, autour du merveilleux café du bar portuguais d’en face, pour un premier contact. Tout le monde a répondu présent, c’est une chance. Présentation, débriefing, plan de bataille.

Le groupe rejoint Félicie, d’origine italienne, givordine depuis 40 ans. Le centre ville, le marché, l’ancien appartement au Vieux Givors qui a disparu aujourd’hui, les petites ruelles jamais empruntées, la montée au château qui surplombe la ville, la Cité des Étoiles qui se déverse sur la colline.
Puis l’heure du repas. Bichonnée comme il se doit, la troupe se retrouve autour d’un énorme et goûteux plat de morue « la meilleure de Givors » nous a-t-on dit, celle du vendredi au Café du Port près de la piscine. En fait de port, nous sommes près de l’autoroute et des usines Total. Parce que c’est ça aussi, Givors.

Lucette nous a rejoint. Ancienne infirmière des verreries, fermées en 2003, elle prend la suite de la visite guidée. Direction l’unique vestige de l’activité ouvrière : la cheminée qui se dresse aujourd’hui au milieu d’un immense terrain vague, où la nature a repris ses droits. Ensuite direction les Vernes, la « zone » de Givors, ce fameux quartier qui a poussé dans toutes les villes, trimballant son lot de clichés : en lisière de la ville, les tours et barres d’immeubles, les difficultés sociales, la mixité. Lucette vit aux Vernes depuis 20 ans, elle nous fait parcourir ce qu’elle appelle les « chemins des hommes », petits sentiers de traverse créés par l’accumulation de pas. Un petit ruisseau, le mornantais, file vers les collines. Pour terminer : un passage à la grande mosquée de Givors, construite il y a moins de deux ans par les pratiquants, deuxième plus grand lieu de culte après la mosquée de Lyon.

La journée se termine vers 17 h. Une journée bien remplie, d’images, d’odeurs, de sons et de réflexions. A présent, à chacun d’appréhender son projet, son public, son espace et peut-être créer une synergie commune, un élan.

Rendez-vous au mois de mai pour une restitution collective.”

Matilde Brugni

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© Benoît Grimalt
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© Stimultania
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© Stimultania

Naohiro Ninomiya • École élémentaire • Strasbourg

Au fil de l'eau, 2012 © Nahorio Ninomiya
Au fil de l’eau, 2012 © Nahorio Ninomiya

 

« Au fil de l’eau »

15 heures avec 48 enfants de CE2 et CM1-CM2 de l’école élémentaire bilingue Sainte-Madelaine (Strasbourg, 67)

Ma démarche de création photographique est submergée par la vie quotidienne. Je note ce que je vois, ce que je découvre et ce que je sens. Cet acte demande de la zénitude. Un instant après (mais parfois quelques minutes ou quelques années après), le poème commence à émerger de ce sol fertile. C’est une activité très différente de la photographie commerciale ou du graphisme. Parce que je ne cible rien. Mon cœur est un avion qui ne sait pas où aller. Heureusement il y a qu’un passager dans mon avion. C’est moi. Mais une fois que cet avion se décolle vers le ciel, je sais où je dois aller. Le résultat parfois me donne envie de dire « Bravo ! » et parfois « Bof ». Je ne cherche pas la beauté qui plait à tous le monde, je cherche le reflet de moi même, aujourd’hui. Quand la création plaît à tous les publics, elle peut devenir kitsch… pas toujours, mais souvent. Moi, je veux continuer à proposer une création personnelle. Je questionne le rapport entre le support et la photographie. Je pense qu’il y a un amalgame entre « photographie » et « image ». Pour moi, la photographie est une image qui nécessite un support tangible comme le papier ou l’écran. Car la photographie est une sorte d’objet. Quand on a trouvé le meilleur rapport entre ces deux choses, la force de la photographie apparaît.

Les enfants photographient leur rue. Les images sont ensuite développées à Stimultania, transformé pour l’occasion en une immense chambre noire. Les bacs sont alignés et le révélateur coule sur le papier sensible comme une cascade.

Naohiro Ninomiya.

Dans le cadre d’un projet Acmisa. Soutenu par la DRAC Alsace et le Rectorat de l’académie de Strasbourg.

Naohiro Ninomiya est né en 1969 à Nagoya, au Japon. Il vit et travaille à Strasbourg.