Les élèves • MFR • Arbresle • épisode 3

Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma

 

En parallèle du travail de création, Émilie Saccoccio propose aux élèves de s’exercer en autonomie. De “faire paysage” au “geste chorégraphique”, chaque consigne aura ouvert un champ d’expression libre et de stimulation.

Exercices libres et préparatoires, ils ont fait partie intégrante du projet. Invisibles dans l’objet final, ils ont toute leur place sur ces pages.

En voici quelques extraits.

Gestes chorégraphiques, classe 1

Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma

Gestes chorégraphiques, classe 2

Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma
Gestes chorégraphiques © secondes MFR La Palma

Les élèves • MFR • Arbresle • épisode 2

Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma

En parallèle du travail de création, Émilie Saccoccio propose aux élèves de s’exercer en autonomie. De “faire paysage” au “geste chorégraphique”, chaque consigne aura ouvert un champ d’expression libre et de stimulation.

Exercices libres et préparatoires, ils ont fait partie intégrante du projet. Invisibles dans l’objet final, ils ont toute leur place sur ces pages.

En voici quelques extraits.

Faire paysage, classe 1

Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma

 

Faire paysage, classe 2

Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma
Faire paysage © secondes MFR La Palma

Émilie Saccoccio • MFR • Arbresle • épisode 4

Geste suspendus, le livre © Émilie Saccoccio
Geste suspendus, le livre © Émilie Saccoccio

L’après

“Nous nous sommes d’abord laissés surprendre, par la petite histoire, par les réactions instinctives de chacun.

Chaque élève a pointé du doigt, choisit puis écrit son geste. La deuxième partie de l’aventure consistait à choisir un paysage, un lieu autour de l’Arbresle, un endroit dans lequel on se sent bien, dans lequel on se réfugie et qui dit plus sur nous que nous ne pourrions le faire pour lui.
Mais il ne suffisait pas de nommer ces espaces sinon de les parcourir et
nous nous dirigions alors vers le point culminant de ce projet : la rencontre.

Ils allaient faire entrer en collision leurs gestes et ces lieux, à la recherche
de l’imprévisible, du déclenchement de la performance ou de l’événement
poétique. Après une phase de préparation avec le matériel et les techniques numériques et argentiques, nous étions fins prêts pour la photographie.

Nous sommes reconnaissables à nos gestes, ils nous caractérisent. Ils
racontent comment nous nous sentons et comment nous nous positionnons vis-à-vis des autres, et de tout ce qui nous entoure. Il y a cette relation invisible, en deçà de toutes les images, celle de chaque personne avec le souvenir du geste qu’elle a choisi. Il me plaisait de partir, de fonder tout le projet sur cette dimension inconnue, ce qu’ils/elles n’auraient jamais besoin de dire.

Le geste c’est d’abord une relation à ce qu’on a reçu aux différents stades de sa vie. J’avais envie d’explorer ce qui se passe au milieu, d’entendre ces êtres dont le travail de soin les confronte à différentes générations, me parler du trajet de leurs gestes, depuis leur intimité, leurs échanges avec les autres jusqu’à la sphère professionnelle.

Je voulais que nous prenions un moment pour faire événement des rituels
de soins que pratiquent ces jeunes qui se dirigent vers des professions très proches du vivant et souvent dans l’ombre. Leurs gestes témoignent de passages d’un état à un autre, peut-être pas toujours les leurs, et peut-être même souvent ceux des autres.

Ce qui m’intéressait, c’était d’explorer cet espace « entre ». Entre les représentations et les émotions, entre les idées et les actes, entre les gestes et les pas, ce qui pourrait être des mouvements de danse, enfin et surtout entre les lieux et les gestes. Il a parfois été compliqué d’amener cette rencontre pour les jeunes. En effet rien de définitif, rien de précis ou
de palpable dans cette tentative de saisir ce qui se déroule, ce qui se répand entre un paysage et les gestes d’un être. Mais une fois la confiance
installée, beaucoup se prennent au jeu de faire découvrir parfois leurs
refuges autour de l’Arbresle, parfois l’histoire de gestes qui les ont
profondément marqués.

Et quelquefois soudainement, les deux coïncident, les caractéristiques de la technique argentique donnent matière à l’impalpable et se dégagent alors de certaines images une douceur et une mélancolie propre à ces jeunes personnes.

Moi-même, je me démasquais dans une tentative de faire leur portrait, mais pas au sens classique du terme sinon grâce à ces circonstances fortuites qui parfois comme pour certains lieux, parlent plus de nous qu’on ne le croit ou peut s’en rendre compte. Quand je fais des images, j’ai toujours envie de ne pas être seule à les faire, j’ai toujours envie de dépasser ma position de photographe, et que se passe quelque chose de plus que la rencontre avec une image pour le spectateur. Nous avons œuvré dans ce projet à créer des points de résonances. J’ose espérer que ces images réalisées à plusieurs yeux, à plusieurs mains, grâce à la combinaison et l’engagement des différents acteurs du projet et des auteurs des images, permettront aux spectateurs d’entendre le son puis l’écho qui s’est créé et a résonné entre nous tous, créant ainsi une expérience qui nous a sorti de l’ordinaire pour le regarder autrement et le rendre précieux.

Ces images sont des évènements, elles posent des questions, elles soulèvent des évidences. On ne sait pas toujours ce qui lie ces êtres à ces lieux, et pourquoi ils réalisent tel geste dans tel espace.

Ce qui reste des images, c’est ce lien, cette collision. C’est depuis cette idée que nous avons entamé notre travail, il n’est pas question de naturel dans ces photographies, mais bien de donner matière à quelque chose d’encore inconnu. Nous voulons surprendre celui qui les regarde, lui donner envie de s’arrêter. Les personnes qui jouent ces gestes ont une histoire particulière avec « le geste ». Le plus anodin s’avère parfois être le plus riche, le plus évocateur. Lâcher le corps, lui donner le droit de dire à notre place, faire confiance à sa mémoire. Et nous laisser porter par ce qu’il raconte.”

Émilie Saccoccio

40 heures d’intervention, avec 48 secondes bac pro services aux personnes, Maison Familiale Rurale La Palma de l’Arbresle, janvier-février et avril 2017
Avec : Carine Saint-Michel et Geneviève Pacalet, formatrices responsables

Soutenu par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes et la région Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre du dispositif Eurêka Club Culture.

Émilie Saccoccio • MFR • Arbresle • épisode 3

© les élèves avec Emilie Saccoccio
© les élèves avec Émilie Saccoccio

La semaine intensive
“La seconde classe démarre fort. On commence par sortir marcher, on se permet d’aller plus loin. Certains, dont quelques-uns des plus récalcitrants au projet, se prennent au jeu de nous montrer l’Arbresle comme beaucoup d’entre nous ne la connaissions pas.

Sentiment d’accéder à quelque chose de précieux, à ces lieux où l’on se réfugie et qui disent parfois plus sur nous que nous ne sommes capable de le faire pour eux. Les paysages dans ce groupe sont beaucoup plus présents et prennent parfois une force dramatique. Le geste poétique comme moyen de dépasser des idées toutes faites sur certains lieux.

Sur le moment de prise de vue, je suis un peu plus derrière l’appareil, ce groupe-ci tient à interpréter son geste, et comme nous sommes allés plus loin dans les alentours de la MFR, le temps nous manque. Nous entrons dans la dimension d’interprétation et prenons goût à l’improvisation.

Les autres ateliers numériques amènent leur lot de surprises, choisir chaque fois un nombre limité de photographies leur donne un poids, une envie d’être montré aux autres.

Fin des 4 jours, nous regardons les images réalisées, on s’impatiente de voir celles qui sont encore latentes sur la pellicule et on se dit à bientôt.

Belle émotion et sentiment d’être allés sur des terrains inconnus des deux bords, pour eux et pour moi, pour les enseignantes aussi. Impression de nous être surpris mutuellement.”

Émilie Saccoccio

40 heures d’intervention, avec 48 secondes bac pro services aux personnes, Maison Familiale Rurale La Palma de l’Arbresle, janvier-février et avril 2017
Avec : Carine Saint-Michel et Geneviève Pacalet, formatrices responsables

Soutenu par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes et la région Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre du dispositif Eurêka Club Culture.

 

© les élèves avec Emilie Saccoccio
© les élèves avec Émilie Saccoccio

 

Émilie Saccoccio • MFR • Arbresle • épisode 2

© les élèves avec Emilie Saccoccio
© les élèves avec Émilie Saccoccio

La semaine intensive

“La première classe commence.
Premières images difficiles, on ne va pas très loin autour de l’Arbresle, et puis la météo n’aide pas beaucoup… Mais la classe divisée en groupes trouve peu à peu son rythme. Lorsque certains s’engagent dans la marche photographique, les autres expérimentent numériquement des approches du geste, du paysage, du geste professionnel…

Accompagnés par deux enseignantes impliquées et proches de leur classe, le projet prend forme et bientôt tout le monde est passé par chaque atelier.
Les photographies témoignent des gestes écrits, tendres, très liés à l’affection, à de petites choses. Dans ce groupe le paysage est souvent un fond, une certaine teinte, une manière d’avoir plus ou moins de lumière.
L’argentique bien qu’exigeante soulève la curiosité, la surprise de percevoir la réalité dans un viseur, de fermer l’autre oeil et de se plonger dans le cadre.

Parfois même le son du « CLIC » procure un certain plaisir.”

Émilie Saccoccio

40 heures d’intervention, avec 48 secondes bac pro services aux personnes, Maison Familiale Rurale La Palma de l’Arbresle, janvier-février et avril 2017
Avec : Carine Saint-Michel et Geneviève Pacalet, formatrices responsables

Soutenu par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes et la région Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre du dispositif Eurêka Club Culture.

© les élèves avec Emilie Saccoccio
© les élèves avec Émilie Saccoccio
© les élèves avec Emilie Saccoccio
© les élèves avec Émilie Saccoccio