#Workshop • Patrick Bailly-Maître-Grand • Strasbourg

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Résultats du rayogramme sur papier baryté suite à plusieurs essais © Stimultania

Week-end du 4-5 et 6 décembre 2015 – Stimultania Strasbourg (67)

 

Le week-end du 4, 5 et 6 décembre 2015, six participants ont eu l’opportunité de découvrir les techniques du monotype direct, de la solarisation, du rayogramme et du virage lors d’un workshop mené par le plasticien photographe Patrick Bailly-Maître-Grand.

L’artiste a gracieusement ouvert les portes de son appartement à l’occasion de ce workshop pour dévoiler son univers artistique. Une fois le pas de la porte franchi, le regard est sans cesse sollicité par un nombre considérable d’œuvres d’art exposées dans les pièces. Chaque recoin du mur du salon regorge d’objets trouvés dans les brocantes.  Après une rencontre conviviale autour d’un petit-déjeuner, la journée a débuté par une présentation globale des inspirations et de la démarche artistique de l’artiste. Les participants se voient instantanément immergés dans l’univers fantasmagorique de Patrick Bailly-Maître-Grand.

En une journée, les techniques du monotype direct et le rayogramme ont été abordées :
Le rayogramme s’est pratiqué dans le laboratoire de l’artiste. Lampe inactinique allumée, bac de révélateur, de fixateur et d’eau en place, les participants ont eu comme objet de travail une tête en verre. Nul besoin d’appareil photo pour réaliser un rayogramme mais simplement de l’imagination. L’œuvre est réalisée à partir d’un papier baryté afin de dévoiler les ombres profondes du verre. Dans le bac à révélateur, l’image surgit telle une apparition fantomatique.

Descendu dans l’immense cave, le deuxième groupe a, quant à lui, réalisé une œuvre d’après la technique du monotype direct. Sur une table se trouvait une ancienne chambre noire dont le soufflet en cuir témoignait de son utilisation dans le passé. En face de cet objet historique se tenait un modèle particulier : une chaussure revisitée. Patrick Bailly-Maître-Grand façonne ses œuvres à partir d’objets trouvés dans les brocantes. C’est en les retravaillant qu’il leur donne une seconde vie. Les participants se sont exercés à ce même type d’exercice en découpant, déchirant, collant, transformant une simple chaussure en un objet artistique. La chambre noire capture l’image de la chaussure et dévoile ses moindres détails en négatif rendant l’objet presque palpable. Une œuvre unique et non reproductible est née.

“Apprenez à aimer le négatif”.
Cette phrase de l’artiste résonne dans nos oreilles, comme si nous avions oublié que l’essence même de la photographie réside dans son négatif.

Après avoir reproduit des techniques employées par Patrick Bailly-Maître-Grand, les participants ont pu élaborer leur propres projets artistiques en utilisant les techniques apprises jusqu’ici.
C’est avec un bagage rempli d’œuvres, de souvenirs et de compétences photographiques que les participants ont quitté l’appartement de Patrick Bailly-Maître-Grand.